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Pour réussir le défi mondial de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), le Gabon, leader des questions climatiques a introduit lors de la 24e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP24) à Katowice (Pologne) un plan d’investissement climatique appelé « Programme pays » incluant les priorités pour les cinq prochaines années. L’accès à plus de financements est essentiel pour le développement «climato-compatible » du Gabon.

Programme pays, un instrument pour l’adaptation climatique

Le Programme pays positionne la politique climatique du Gabon au cœur d’une stratégie de planification financière, présentant l’ensemble des projets prioritaires à financer, dans le cadre de la lutte, l’atténuation et l’adaptation aux changements climatiques.

Conçu par le Conseil national climat (CNC), en collaboration avec les administrations locales et le Fonds vert pour le climat (mécanisme financier de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques), il définit entre autres le contexte climatique et de développement du pays, les secteurs prioritaires d’opportunités d’investissements et les besoins d’appui préparatoire en matière de renforcement des capacités et d’accès au financement.

Notons que les secteurs prioritaires d’investissements pour le climat nécessitent la mobilisation financière aussi bien des acteurs nationaux que des partenaires multilatéraux. Six secteurs sont identifiés : la forêt, les hydrocarbures, l’électricité, l’adaptation du littoral et information climatique, l’agriculture et les villes.

 

 

Les enjeux à la COP 24 

A Katowice, la délégation gabonaise, composée des ministres des Affaires étrangères et de l’Environnement, du Conseil national climat et de la Caisse des dépôts et consignation (CDC), a participé à des discussions de haut niveau, notamment au Dialogue politique de Talanoa, afin de rendre compte de la réduction des émissions de gaz à effet de serre de notre pays et les orientations à fixer.

Comme l’a souligné le ministre des Affaires étrangères, Régis Immongault Tatangani, lors de sa prise de parole, « l’Afrique est venue à Katowice pour faire partie de la solution et non du problème. Nous sommes venus avec la détermination de mettre en œuvre de manière concrète l’Accord de Paris ».

Pour les représentants de la finance climatique gabonaise essentiellement représentés par une délégation de la CDC, la COP 24 constituait un enjeu majeur pour défendre le plan d’investissement climatique du Gabon auprès des potentiels partenaires techniques et financiers présents sur Katowice. Au-delà du besoin évident en termes de transfert de technologie, ce qui ressort en substance de cette planification est l’estimation du besoin global de financement estimé à près de 2,4 milliards de dollars USD pour mener à bien l’exécution du portefeuille de projets résilients.

De ce fait, les membres de la délégation gabonaise se sont entretenus d’une part avec la ministre de l’Environnement belge, Marie-Christine Marghem, en vue d’une coopération approfondie pour la préservation de la forêt.

D’autre part, au cours de la réunion sur l’Initiative africaine pour l’adaptation  (IAA) qui s’est tenue en marge de la COP 24, une campagne de mobilisation de fonds a été lancée en présence des partenaires internationaux. Au vu des différents échanges fructueux, le Gabon travaille à faire progresser ses ambitions climatiques mais également à maintenir son leadership africain sur la protection de l’environnement.

 

Maintenir le leadership dans la lutte contre le réchauffement climatique

Le chef de l’Etat à la tribune de la COP 23 à Bonn

 Sous l’impulsion du chef de l’Etat, le Gabon  est le premier pays africain à présenter aux Nations unies son Plan national climat en 2015. En 2016, le Gabon ratifie l’Accord de Paris dans le cadre de sa politique climat et s’engage à réduire d’au moins 50% ses émissions de GES d’ici 2025.

 Les engagements climatiques du Gabon conduisent le chef de l’Etat, également porte-voix de l’Afrique sur le climat, à prendre la tête du Comité des chefs d’État et de gouvernement africains sur les changements climatiques (CAHOSCC) en 2017. Sur le plan national, l’opérationnalisation de la stratégie climatique de développement durable se traduit par la mise en place d’un réseau de 13 parcs nationaux, 20 aires marines protégées, la réduction du torchage et l’adoption de la loi de développement durable.

Le Programme pays constitue une véritable feuille de route vers l’atteinte de l’Accord de Paris et les objectifs de développement durable (ODD) à l’horizon 2030. Afin que le Gabon joue au mieux sa partition, le pays appelle ses partenaires financiers et techniques à collaborer équitablement pour la mise en œuvre de son Programme pays dans l’intérêt de la planète et des générations futures.

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