Lire attentivement

Partie 1 : les questions de politiques intérieures

Les actions prioritaires que Son Excellence le Président de la République, M. Ali Bongo Ondimba souhaite engager. Cet aspect pour le Chef de l’État, est une priorité́, celle de faire en sorte que l’action publique réponde efficacement aux préoccupations les plus prioritaires au quotidien des Gabonaises et des Gabonais.

Comme rappelé́ dans le compte rendu final du Conseil des ministres d’hier, jeudi 5 décembre, le Président Ali Bongo Ondimba a instruit le gouvernement de venir en aide, en urgence, aux populations sinistrées du Moyen-Ogooué et de la Ngounié, victimes d’inondations causées par les pluies diluviennes qui se sont abattues début novembre.

Une aide matérielle et financière a été́ apportée aux milliers de familles touchées par cette catastrophe naturelle exceptionnelle. Par ailleurs, le génie militaire et les sapeurs-pompiers sont à̀ pied œuvre afin de venir en aide aux habitants.

Au-delà̀ de ces actions urgentes, SE le Président de la République, M. Ali Bongo Ondimba, a demandé́ au gouvernement d’envisager des mesures durables, autrement dit de réfléchir aux voies et moyens de prévenir de telles catastrophes et, si elles surviennent, de faire en sorte que leurs conséquences soient maitrisées. C’est dans cet esprit que le chef du gouvernement, M. Julien Nkoghe Bekalé, a annoncé la tenue prochaine d’un Conseil interministériel dédié́ à la question des inondations au Gabon dans le but de développer une stratégie nationale de prévention des risques naturels.

Dans le même esprit, comme il est également rappelé́ dans le compte-rendu final du conseil des ministres d’hier, le Chef de l’État, a instruit le gouvernement et l’ensemble des acteurs concernés de mener une action concertée et urgente afin de remédier à l’état d’insalubrité́ aggravée et aux lacunes en éclairage public dans les communes de Libreville, d’Owendo et d’Akanda.

Ces sujets sont au cœur des préoccupations quotidiennes de nos concitoyens, sont la priorité́ du Président de la République et Chef de l’État. Comme il le répète, l’action publique doit être d’abord et avant tout au service de l’amélioration des conditions de vie au quotidien des Gabonaises et des Gabonais.

Partie 2 : les questions d’ordre de l’international.

Les questions diplomatiques font partie du domaine régalien, qui constitue le cœur des attributions du Président de la République. Cette semaine, l’actualité́ a été́ dominée par l’ouverture, ce lundi à Madrid en Espagne, de la COP 25, la Grande conférence sur le Climat. Le Gabon y est représenté́ par son ministre de l’Environnement, Professeur. Lee White. Ce Sommet est suivi avec grande attention par le Président de la République qui est jusqu’en janvier prochain le président du CAHOSCC, une fonction qu’il aura occupé́ durant trois ans et qui a fait du Chef de l’État le porte-parole naturel sur la scène internationale du continent africain sur les questions d’environnement.

Ce leadership a été́ récompensé par le don de la Norvège en septembre dernier de 150 millions de dollars  – une première historique – ou encore par la récente coopération entre la Russie et l’Agence Nationale des Parcs Nationaux dans la lutte contre la criminalité́ faunique.

Pour cette COP 25, le Président de la République a invité́ la communauté́ internationale à accélérer, à presser le pas. « Le foret brule, les eaux montent, la planète suffoque », a-t-il dit. Il y a urgence en effet face à̀ la multiplication des catastrophes dues au dérèglement climatique.

D’un sommet l’autre. Le 18 décembre prochain, à l’initiative de SE le Président de la République, M. Ali Bongo Ondimba, Libreville accueillera un sommet extraordinaire de la CEEAC. Organisation dont, faut-il le rappeler, le Chef de l’État est le président en exercice. A cette occasion, les onze chefs d’État des pays de la sous-région seront présents.

Ce sommet s’annonce cruciale pour l’avenir de l’Afrique centrale. Il s’agira en effet d’adopter les mesures permettant de renforcer l’intégration sous-régionale. Des mesures ayant trait au cadre organique de la CEEAC, au règlement financier, au statut du personnel ou encore à̀ l’insertion du Conseil de paix et de sécurité́ de l’Afrique centrale (Copax) au sein de l’architecture institutionnelle de la CEEAC.

La tenue de ce sommet illustre à lui-seul l’activisme diplomatique dont fait preuve le Président de la République qui, je vous le rappelle, a reçu à Libreville, entre les mois de mai et septembre derniers, pas moins d’une vingtaine de chefs d’État.

Partie 3 : les questions institutionnelles

Venons-en désormais aux questions institutionnelles avec le changement de gouvernement intervenu lundi et le conseil des ministres d’hier jeudi. Le changement de gouvernement tout d’abord. Je parle bien de changement et non de remaniement car la composition de la nouvelle équipe gouvernementale a été́ très largement revue. Comme il a déjà̀ été́ dit, le Chef de l’État veut agir vite et créer les conditions d’une plus grande efficacité́ de l’action gouvernementale.

D’autre part, il entend que la nouvelle équipe gouvernementale soit composée de femmes et d’hommes à la fois intègres et loyaux. Bref, le Président de la République veut de l’efficacité́ et de l’exemplarité́.

C’est ce qui caractérise ce nouveau gouvernement. Hier, un conseil des ministres, le dixième cette année, a eu lieu. Il a été́ marqué, cela ne vous a pas échappé par une réorganisation des services de la Présidence.

Comme je sais que le sujet vous brûle les lèvres, je vais sans tarder l’évoquer. M. Noureddine BONGO VALENTIN a été́ nommé au poste de Coordinateur général des affaires présidentielles. Pour rappel, le Coordinateur General des Affaires Présidentielles assiste le Président de la République dans la conduite de toutes les affaires de l’État et veille à̀ la stricte application de ses décisions. Il dispose à̀ cette fin d’un Cabinet.

Là aussi, j’anticipe vos observations. Pourquoi M. Noureddine BONGO VALENTIN a-t-il été́ nommé à un tel poste ? Pour deux raisons. Un, il a toutes les compétences requises. Je vous rappelle qu’il est diplômé de deux des établissements les plus prestigieux au monde, l’Eton Collège, l’Institut d’études orientales et africaines, la London School of Economics notamment. Et qu’il dispose d’une solide expérience professionnelle – il a été́ DGA d’Olam Gabon, la plus grande entreprise privée du pays – et d’une parfaite connaissance de la chose publique et du fonctionnement de l’État.

Deuxième raison, M. Noureddine BONGO VALENTIN dispose de la confiance absolue du chef de l’État qui est libre de choisir, sans exclusive, les personnes avec lesquelles il souhaite travailler.

Maintenant, je pose deux questions. La première : est-ce si extraordinaire que cela pour un Président de la République de s’entourer, dans le cadre de son travail, d’un membre de sa famille ?

D’abord, au Gabon, par le passé, on a déjà̀ connu une telle situation. Ensuite, si on regarde ailleurs dans le monde, on constate que c’est une chose courante. Un exemple ? Je vous en donne deux. Le président de la première puissance mondiale, les États-Unis, M. Donald Trump a pour principaux collaborateurs sa fille, Ivanka Trump, et son neveu, Jared Kurchner, tous deux occupant des fonctions officielles importantes à la Maison Blanche.

Deuxième question : est-ce le poste de Coordinateur général des affaires présidentielles a été́ spécifiquement créé à cette occasion ? Non. Ce poste a été́ initialement créé par décret du 10 mars 2003 sous la Présidence d’Omar Bongo Ondimba qui avait pour premier ministre à l’époque Jean-François Ntoutoume Emane.

Ca n’est donc, vous le constaterez, pas nouveau. Sinon, d’autres nominations importantes ont été́ actées à l’occasion de ce même conseil des ministres. C’est le cas notamment à la GOC, la SEM, la CDC… autant de structures dont la direction générale a été́ jusqu’à récemment occupée par des personnes aujourd’hui visées dans le cadre de l’opération anti-corruption en cours.

Depuis bientôt un mois, une opération anti-corruption est en cours au Gabon. Cette opération est menée sous l’autorité́ du Procureur de la République de Libreville qui veille au respect scrupuleux des règles de procédure dans le cadre de cette enquête. Des noms ont été́ cités en particulier dans la presse, mais que toutes ces personnes bénéficient de la présomption d’innocence. Toutefois, les soupçons qui pèsent manifestement sur elles semblent être particulièrement graves.

Il ne m’appartient pas, au nom de la séparation des pouvoirs, d’en dire davantage à̀ ce sujet.

C’est une prérogative du procureur de la République de Libreville sous l’autorité́ duquel est placé l’enquête.

Je me bornerai toutefois à rappeler la volonté́ du Président de la République exprimée dans son discours du 8 juin dernier. « Il est capital pour notre nation d’en finir une fois pour toutes avec la corruption qui gangrène nos institutions », avait déclaré́ le Chef de l’État, avant d’ajouter : « Ceux qui se mettent en travers de cette voie sont prévenus : ils seront sèchement encartés ». Ces paroles apparaissent aujourd’hui, vous en conviendrez, plus que prémonitoires.

 

 

Partager