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Commençons par la participation du chef de l’État au Sommet UE-UA qui s’est déroulé du 17 au 18 février à Bruxelles.

Je ne vous rappelle pas les prises de parole très fortes du Président, sur l’environnement et le climat, ni sur la formation de la jeunesse, un élément clé de notre développement. Vous en avez eu le détail dans la presse.

Lors de ce Sommet, comme à son habitude, le Président a eu une série d’entretiens de très haut-niveau. Certains d’entre eux ont été rendus publics. C’est le cas de son échange avec la Présidente de la Commission européenne, Ursula Von Der Leyen. Ou encore avec l’ancien Premier ministre britannique, Tony Blair. Et il y a eu bien sûr – ce qui restera comme l’une des images marquantes de ce Sommet – cette accolade, longue et chaleureuse, avec le Chef de l’État français Emmanuel Macron. Une accolade qui symbolise la volonté forte et commune entre le Gabon et la France de continuer à tisser des liens de grande proximité. La France a toujours été un partenaire de premier plan du Gabon. Elle le demeurera à l’avenir.

La qualité des échanges que le Président a eus avec ces personnalités, parmi les plus importantes et les plus influentes au monde témoigne d’une chose. Le fait que le Gabon n’est pas un pays parmi d’autres sur la scène internationale. Il est un pays qui compte tout particulièrement.

À cela, il y a trois explications. La première, c’est le rôle majeur joué par notre pays dans la défense du climat qui est l’un des thèmes de préoccupation majeure au niveau international. La seconde, tient au fait, je vais y revenir, que le Gabon occupe à l’heure actuelle et pour deux ans, un siège au Conseil de sécurité des Nations Unies. Enfin, parce que les relations entre États dépendent souvent de la qualité des relations entre leurs dirigeants, ces Sommets sont l’occasion de constater combien le Président Ali Bongo Ondimba est un interlocuteur particulièrement recherché et apprécié par les grands de ce monde.

De ces sommets, il ne faut pas négliger les retombées concrètes. En donnant une bonne image de notre pays à l’occasion de tels événements, on incite les investisseurs du monde entier à s’y intéresser et à y investir. C’est donc très important.

Mais le Sommet UE-UA ne résume pas à lui seul, loin de là, toute l’activité diplomatique déployée par le Président Ali Bongo Ondimba depuis le début de l’année.

Grâce à l’activisme du Chef de l’État, le Gabon a décroché – Dieu sait combien il a fallu se battre pour cela – un siège de membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU pour la période 2022-2023. Le président l’a souligné : c’est, pour notre pays, un honneur mais aussi une responsabilité. Depuis le 1er janvier, le Chef de l’État est encore plus sollicité. Je peux vous donner un exemple puisqu’il est public. Cela ne vous a pas échappé qu’au lendemain du coup d’État au Burkina Faso, le Chef de l’État ivoirien Alassane Ouattara, qui est un des piliers de la CEDEAO, s’est rendu à Libreville.

Autre exemple : le Président s’est entretenu début février avec une délégation de députés français conduite par la présidente de la Commission de la Défense de l’Assemblée nationale française.

Je pourrais multiplier ainsi les exemples qui témoignent du statut particulier du Gabon dans le concert des Nations.

Le 14 janvier dernier, le chef de l’État était sur le terrain pour inaugurer une école. Le complexe scolaire d’Alibandeng qui comporte 45 salles de classe allant du pré-primaire au secondaire. Les bâtiments ont été livrés et tout sera prêt pour la prochaine rentrée. Cette école est l’arbre qui cache la forêt. Le Gabon a fait un effort inédit pour renforcer son système scolaire. Du primaire au supérieur. En moins d’un an, ce sont près de 10.000 places supplémentaires qui ont été construites.

Le fait que le Chef de l’État ait choisi d’inaugurer une école pour son premier déplacement de l’année est le signe que l’éducation et la formation sont ses grandes priorités. Car de l’éducation et la formation dépend la capacité de notre jeunesse à trouver un emploi. Outre les écoles primaires et secondaires, le Gabon accélère également dans la création de campus professionnels multisectoriels (à Nkok, Mvengué ou Port-Gentil). Il s’agit donc de faire un effort sur toute la chaine. J’ajoute que l’éducation et la formation jouent un rôle crucial dans l’égalité des genres. Or, donner des opportunités égales aux filles comme aux garçons est un enjeu majeur pour notre pays. Une partie de notre avenir en dépend. C’est pourquoi cela est une priorité pour le Chef de l’État.

Hormis l’éducation, l’autre grande préoccupation du Président de la République en ce début d’année est bien sûr la situation sanitaire en lien avec l’épidémie de Covid-19.

Le président l’a dit. À partir du moment où le pays aura atteint un niveau satisfaisant en termes de couverture vaccinale, les mesures barrières pourront progressivement être levées. En attendant, il faut rester prudent, très prudent. L’évolution épidémique n’est pas linéaire. Elle procède par vague successive. Certains pays, qui ont levé les mesures barrières, ont dû faire machine arrière. C’est le cas de Singapour ou de l’Autriche.

On peut comprendre l’impatience de certains. Le Chef de l’État est le premier à la comprendre. Mais le Président de la République est un homme d’État avec le sens des responsabilités que cela suppose. L’objectif du Président n’est pas de faire plaisir. Il est de tout faire pour protéger sa population, quitte parfois à prendre des mesures impopulaires. C’est ça la différence entre un homme d’État et un populiste.

La priorité actuelle du chef de l’État est l’accélération de la campagne de vaccination. Car la vaccination – on ne le répétera jamais assez – est la seule arme véritablement efficace pour lutter contre les formes graves de Covid-19. Si le taux de vaccination progresse au Gabon, nous devons encore l’augmenter.

D’une manière générale, la santé est l’une des grandes priorités du Chef de l’État. C’est aussi un secteur à développer dans le cadre de la diversification de notre économie et un outil au service de l’aménagement du territoire.

Je rappelle que via l’Office pharmaceutique national, l’OPN, le Gabon assure gratuitement la distribution de médicaments, ce qui est rarissime en Afrique. Et déjà aujourd’hui, bon nombre de ces médicaments ne sont plus importés, mais produits au Gabon, en l’occurrence à Nkok. Ce sont dernièrement plus de 365 structures sanitaires qui ont bénéficié d’un approvisionnement en médicaments.

Cette politique de redistribution de médicaments gratuits permet entre autres de redynamiser les régions sanitaires. Autrement dit, de garantir dans l’intérieur du pays une meilleure couverture sanitaire. Dans ce domaine comme dans bien d’autres, on peut relever qu’il reste certes beaucoup à faire. Mais il ne faut pas oublier que beaucoup a été fait.

 

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