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S’agissant des questions internationales, le Président de la République, M. Ali Bongo Ondimba s’est rendu à Londres il y a une dizaine de jours. Il s’agit, je le rappelle, de son second déplacement dans la capitale britannique en l’espace de 4 mois. À cette occasion, le chef de l’État a effectué avec Son Altesse Royale le Prince Charles, la visite de Kew Gardens et de son centre de recherche.

Ce déplacement s’est inscrit dans la préparation de la COP 26 qui aura lieu du 1er au 12 novembre au Royaume-Uni, en l’occurrence à Glasgow en Écosse. Mais il a également été l’occasion d’avancer sur l’adhésion de notre pays au Commonwealth. Une adhésion qui est en très bonne voie.

L’agenda international du chef de l’État sera très chargé en ce mois d’octobre. Le Président de la République recevra dans les prochains jours son homologue le Président Faustin-Archange TOUADERA ainsi qu’un autre chef d’État ici à Libreville

Puis, le Président s’envolera pour l’Arabie Saoudite pour participer à un forum international sur les investissements et rencontrer sa Majesté le Roi d’Arabie Saoudite.

Par la suite, il se rendra à nouveau au Royaume-Uni où il assistera, en présentiel, à la COP 26. COP 26 dont le Gabon, qui est chef de file des négociateurs africains sera l’un des principaux acteurs.

Pour clore ce chapitre, comme nous sommes sur les questions d’environnement, je voudrais rappeler les vives félicitations adressées par le Président Ali Bongo Ondimba à la ZERP de Nkok qui est devenue la première zone industrielle au monde, je dis bien au monde, à recevoir la certification internationale « neutre en carbone ».

Autre sujet, sur le plan intérieur, domestique, la situation reste marquée par la troisième vague de Covid-19.

La semaine dernière, le chef de l’État, M. Ali Bongo Ondimba, a qualifié d’ « extrêmement préoccupante » la situation.

À juste titre, comme le montrent les chiffres, le nombre de contaminations reste très élevé et le risque de saturation de nos hôpitaux est réel.

Face à cette situation, la seule arme véritablement efficace demeure la vaccination. Or, si nous disposons, grâce à une stratégie efficace et à la réactivité de nos autorités, d’un nombre de doses de vaccin suffisant, le rythme de vaccination demeure encore à ce jour nettement insuffisant pour atteindre dans des délais raisonnables l’objectif de 70 % de la population totale vaccinée.

Face à cette situation, il nous faut faire des choix. D’autant que les ressources budgétaires ne sont pas illimitées. Une réflexion est actuellement en cours pour réduire certains budgets et les redéployer sur la vaccination.

De ce point de vue, la gratuité des tests pourrait être remise en cause. Les fonds investis dans la vaccination sont beaucoup plus efficaces, sur le plan sanitaire comme sur le plan économique, que les mêmes fonds investis dans les tests PCR. Ce faisant, le Gabon ne ferait que suivre l’exemple, pertinent, de beaucoup de pays avant lui.

Pour conclure, je vous rappellerais simplement deux chiffres : plus de 95 % des nouveaux cas positifs n’ont pas été vaccinés et plus de 95% des personnes hospitalisées et en réanimation ne sont pas vaccinées elles aussi.

Nous prendrons donc nos responsabilités. À la fois pour préserver la santé de nos concitoyens et garantir l’équilibre de nos finances publiques.

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