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A l’issue des travaux de la Task force sur les finances publiques, de nombreuses mesures visant la maitrise des dépenses et l’équilibre des finances publiques à l’horizon 2020 avaient été prises.  Celles-ci continuent de susciter le satisfecit de plusieurs partenaires du Gabon, notamment le Fonds monétaire international, qui a salué ces efforts de l’État en faveur de la réduction des dépenses publiques. Pour sa part, l’agence de notation Fich Ratings a révisé la note souveraine du Gabon, passant ainsi de B négative à B stable.

En application des recommandations de la Task force, le Conseil des ministres du 16 novembre 2018 a annoncé la rationalisation de certains établissements publics personnalisés (EPP) par la suppression et la fusion de onze d’entre elles sur les 144 que compte le pays. Une décision prise sur la base de 4 critères dont la nature juridique de l’EPP, la cohérence externe (chevauchement de compétences entre agences), la viabilité financière et l’efficacité.

Au chapitre des EPP ayant été fusionnés, figurent, entre autres, la Société nationale des logements sociaux (SNLS), qui voit ses missions transférées à la Société nationale immobilière (SNI), ayant des prérogatives similaires à la SNLS, ou encore la Commission nationale d’organisation et de gestion des événements et manifestations à caractère nationaux et internationaux, le Fonds national du développement du sport (FNDS) et l’Agence nationale de gestion et d’exploitation des infrastructures sportives et culturelles (ANAGEISC), aux prérogatives complémentaires, qui voient  désormais leurs missions attribuées à l’Office national du sport nouvellement créé.

Aussi, certaines directions générales voient leurs prérogatives renforcées par la suppression d’autres EPP. C’est le cas de la Direction générale de l’environnement et de la Direction générale de la sûreté et sécurité nucléaire, auxquelles sont déléguées les missions de l’Agence nationale de sûreté et sécurité nucléaire, ou de la Direction générale des industries culturelles qui récupère celles de l’Agence nationale de la promotion artistique et culturelle.

 

« L’objectif de cette importante décision de l’exécutif est double. Il s’agit de garantir une meilleure coordination des actions de l’État en s’appuyant sur des EPP opérationnels, d’une part, et mettre fin aux incidences financières qu’entrainent certaines agences, dans le but principal d’assainir les finances publiques et de restaurer les grands équilibres macroéconomiques, d’autre part »,souligne M. Roger OWONO MBA, directeur de cabinet adjoint du président de la République.

En résumé, ces mesures s’accordent avec les objectifs du Plan de relance économique initié par le chef de l’État, S.E Ali BONGO ONDIMBA. Enfin, notons que ce processus de rationalisation se poursuivra au cours des prochains Conseils des ministres.

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