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Bonjour à tous et ravi de vous retrouver pour ce nouveau point de presse.

J’aborderai dans un premier temps, dans le cadre de mon propos liminaire, les questions de formation, de santé, ainsi que les questions internationales. Je m’efforcerai d’être aussi bref que possible afin de nous laisser le maximum de temps pour les questions-réponses en seconde partie.

Vendredi 9 avril, le Président de la République, Son Excellence M. Ali Bongo Ondimba, a inauguré le Centre International Multisectoriel d’Enseignement et de Formation professionnels de Nkok. Si le Président a tenu à le faire en personne, c’est pour envoyer un message fort. Message qu’il a lui-même délivré aux journalistes qui l’ont interrogé. « La principale richesse d’un pays, c’est son capital humain. Des jeunes, bien formés dans des secteurs techniques où il y a de l’emploi, c’est une priorité […]. Il faut former nos jeunes dans des filières où ils auront un travail à la clé, un travail bien rémunéré qui leur garantit une vie décente. Le monde évolue. Les techniques et les savoirs évoluent. L’enseignement doit évoluer aussi. C’est pourquoi nous avons réformé en profondeur le système de formation au Gabon. Pour donner la priorité à la formation technique, professionnelle. C’est un pan important de la transformation de notre pays. Ce centre de formation professionnelle de Nkok en est le symbole. »

Le Gabon est résolu à transformer, pour ne pas dire révolutionner, son système de formation qui était devenu largement obsolète. L’objectif aujourd’hui, n’est plus de former pour former. De former pour avoir un diplôme, et puis advienne que pourra. Non, il s’agit de former nos jeunes afin qu’ils trouvent rapidement un emploi qualifié dans des secteurs qui sont à la base de la compétitivité présente et future de notre économie.

C’est une tendance de fond qui sera poursuivie et accentuée dans les prochains mois et les prochaines années avec d’autres ouvertures de centres de formation technique et professionnelle qui permettront de passer de 2500 places à plus de 8 000 places. L’enseignement technique et professionnel doit devenir la norme au Gabon, comme il l’est ailleurs dans certains pays dans lesquels cette voie est une réussite.

Pour terminer à ce sujet, je rappellerai l’annonce forte faite par le Président de la République au sortir du Centre de formation de Nkok : « Je prendrai en charge, à titre personnel, l’ensemble des frais de scolarité de tous les élèves de la première promotion de ce centre de formation ». Un geste qui en rappelle un autre, celui de la prise en charge par le Président de la République, sur ses deniers personnels, l’année dernière, peu après l’apparition du virus de la Covid-19 dans notre pays, des frais de santé des GEF. Ce nouveau geste mérite d’être salué. Et il le mérite d’autant que de telles initiatives sont inédites en Afrique.

Notre pays fait face depuis le début de l’année à une seconde vague très meurtrière de la covid 19. Je rappellerais qu’à ce jour, nous comptons 3080 cas actifs, c’est-à-dire positifs au même moment à la Covid-19, contre moins de 75 à la mi-décembre. Je rappellerais qu’au plus fort de la première vague nous n’avions atteint que, 2600 cas actifs.

Dans le même temps, nous déplorons 129 décès liés au virus. Ce qui signifie que près de 40 % des décès liés au virus ont eu lieu lors de cette seconde vague qui, pourtant, ne représente en durée qu’un tiers seulement du total de la première vague.

Ces chiffres justifient à eux seuls le maintien des mesures de freinage de la pandémie. Une décision prise la semaine dernière en Conseil des ministres. A ce propos, je lis parfois des choses populistes, irresponsables, sous la plume de certains. Je ne cesserai de le répéter : ces mesures ne sont pas prises pour le plaisir d’entraver la liberté des Gabonais ou pour je-nesais-quel autre motif, caché, « complotiste » pour reprendre un terme en vogue. Ces mesures sont prises pour protéger la population et éviter des morts. Alors, oui, elles suscitent des mécontentements auprès d’une partie de la population. Comme partout ailleurs dans le monde. Le Gabon n’y fait pas exception, contrairement à ce que certains voudraient nous faire croire. Mais gouverner, c’est prendre ses responsabilités. C’est prendre des mesures parfois impopulaires mais qui sont bonnes. Là se situe la différence entre Nous et certains. Certains qui, comme l’a souligné le Président de la République dans une interview récente, s’opposent pour s’opposer et embrassent toutes les causes qu’ils estiment porteuses sur le plan électoraliste. C’est la définition même du populisme.

Bref, pendant que certains palabrent, pérorent, nous, nous agissons. Agir face au virus, cela signifie accélérer sur le front de la campagne de vaccination.

Les débuts de cette campagne sont un succès, n’en déplaise à certains qui n’ont pas ménagé leurs efforts pour tenter de distiller le doute dans la population, nous constatons un fort engouement. A ce jour, 3925 personnes ont déjà reçu leur première dose de vaccin. Et aucun effet indésirable majeur n’a été relevé, ce qui est un point très important.

Passez la période de vigilance pharmacologique, cette campagne de vaccination peut aujourd’hui monter en puissance. Les structures sont prêtes et les commandes de nouveaux vaccins ont été passées. 200.000 nouvelles doses de vaccin sinopharm, achétées par le Gabon, arriveront sous peu, renforcées par l’arrivée prochaine d’environ 15.000 doses du vaccin Sputnikv.

Le Gabon, qui est considéré par les institutions internationales (OMS, ONU, OIF, etc.) comme l’un des pays les plus efficaces en Afrique dans la riposte face à la Covid-19, même si cela semble en attrister plus d’un ici, entend l’être également en matière de vaccination. Et il le sera.

En témoigne la participation du Président de la République à plusieurs rencontres, toujours à distance en raison des restrictions dues à la pandémie. Notamment au « Dialogue entre dirigeants de haut niveau sur l’urgence de la Covid-19 et du climat en Afrique », organisé le 6 avril dernier par la BAD et le Global Centre for Adaptation. A cette occasion, le Chef de l’Etat s’est exprimé aux côtés de l’actuel Secrétaire Général de l’ONU et de son prédécesseur, MM. Antonio Guterres et Ban Ki-moon.

Surtout, et c’est ça qu’il faut avoir en tête en termes d’agenda, le Président de la République est l’un des 40 dirigeants de la planète, triés sur le volet, à avoir été conviés par le Président Américain Joe Biden à participer à un sommet mondial sur le climat qui se déroulera les 22 et 23 avril prochain en distanciel en raison de la pandémie.

A l’occasion de ce Sommet, qui vise à préparer la prochaine COP 26 qui se déroulera en novembre à Glasgow en Ecosse, le Président Biden n’a invité que des personnalités de tout premier plan. Outre SE Ali Bongo Ondimba, ont également été convié M. Xi Jinping, Mme Angela Merkel, MM. Boris Johnson, Emmanuel Macron, Vladimir Poutine ou encore Narendra Modi.

Pour votre gouverne, le Président Ali Bongo Ondimba fait partie des cinq dirigeants africains à être invités, les quatre autres étant le Président en exercice de l’UA, Félix Tshisekedi, le Président sud-africain Cyril Ramaphosa, le Président nigérian Muhammadu Buhari, ainsi que le Président du Kenya Uhuru Kenyatta.

Cette invitation de la part du chef de l’Etat américain est un signe de considération des EtatsUnis vis-à-vis du Gabon. Il est aussi le signe de la reconnaissance du leadership exercé par le Président Ali Bongo Ondimba sur la scène internationale en matière de lutte contre le réchauffement climatique qui constitue l’enjeu numéro un du siècle sur le plan planétaire. Nul besoin de vous rappeler que dans la perspective de la prochaine COP, c’est notre pays qui a été désigné pour diriger le groupe des négociateurs africains.

Ici aussi, ça ne plait pas aux Cassandre. Mais il faut s’y faire. D’autant que le journalisme, je le rappelle à certains qui semblent l’avoir oublié, ne consiste pas qu’à relever les trains qui n’arrivent pas à l’heure.

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